• Cameroun

Contexte général et ressources forestières du Cameroun

Selon le Ministère des Forêts et de la Faune (2018), le Cameroun compte environ 22 millions d'hectares de forêts, soit près de 46% de la superficie totale du pays. 26 000 hectares (0,1% de la superficie forestière) sont classés comme forêts de plantation.

Surface pays

47.3

million ha

Surface forestière

20.2

million ha

Forêt de production

15.7

million ha

Propriété forestière

100

% propriété publique

Corruption Perception Index

25

/100

   

A country's score indicates the perceived level of public sector corruption on a scale of 0 (highly corrupt) to 100 (very clean).
Source: Transparency International

 

Interpretation of Risk Indicators
The indicators presented in this country profile (CPI, EU benchmarking, etc.) are macro-national indicators intended to guide risk analysis.
They do not constitute a uniform qualification of the country or of its operators.
In accordance with the EUDR (Articles 9 to 11), risk assessment must be conducted at the level of the plot of origin and take into account the specific context of the region, the type of forest, and the supply chain.
The Timber Trade Portal provides a tool to support this analysis, without replacing the operator’s due diligence obligations.

 

Carte Global Forest Watch

Global Forest Watch Map Cameroon

Les ressources forestières au Cameroun

Types de forêts

Les forêts du Cameroun sont principalement des forêts tropicales humides de deux types prédominants: les forêts sempervirentes (54% de la superficie forestière totale) et les forêts semi-décidues (28%). Les forêts sempervirentes peuvent être divisées en deux grandes catégories : les forêts biafréennes, une forêt côtière de basse altitude le long du golfe de Guinée et les forêts guinéo-congolaises dans le sud et le sud-est du Cameroun. Les forêts biafréennes ont été largement défrichées, mais là où elles existent encore, elles sont caractérisées par des espèces telles que l’Azobé (Lophira alata) et l’Ozouga (Sacoglottis gabonensis). La composition en espèces des forêts guinéo-congolaises diffère sensiblement de celle de la forêt biafréenne par l’absence de Caesalpiniacées grégaires, à l’exception notable du Limbali (Gilbertiodendron dewevrei). Une autre caractéristique est l’importance du Moabi (Baillonella toxisperma).  Parmi les autres essences commerciales récoltées figurent Sapelli (Entandrophragma cylindricum), Sipo (Entandrophragma utile) et Ayous (Triplochiton scleroxylon). La forêt dense semi-décidue de moyenne altitude est quant à elle caractérisée par l’abondance de Sterculiacées. Elles sont particulièrement riches en essences de déroulage (FAO).

Selon le Ministère des Forêts et de la Faune (2018), le Cameroun compte environ 22 millions d'hectares de forêts, soit près de 46% de la superficie totale du pays. 26 000 hectares (0,1% de la superficie forestière) sont classés comme forêts de plantation. Une autre étude de la FAO en 2020, comptabilise 20,2 millions hectares de forêtD'après l'étude menée par FRMI en 2018, 8,5 millions d'hectares sont dédiés à la production forestière.

Les principaux moteurs de la déforestation au Cameroun sont (i) la conversion en terres agricoles à la fois de grandes et de moyennes plantations ainsi que des petits exploitants, (ii) la récolte de bois de feu, (iii) l'exploitation minière et (iv) les infrastructures. L'exploitation forestière non durable et illégale est également une cause de la dégradation des forêts au Cameroun. L'abattage illégal est depuis longtemps reconnu comme un problème important au Cameroun. Des préoccupations ont été soulevées concernant l'utilisation abusive de certains permis d'exploitation forestière dans le pays et insuffisance de réglementation et d'application de la loi efficace.

Propriété forestière au Cameroun

La loi forestière (1994) divise la superficie forestière en domaine forestier non permanent, comprenant les forêts communautaires et les forêts privées, et en domaine forestier permanent. Le domaine permanent comprend entre autres les réserves forestières, les concessions forestières, les zones protégées et les forêts communales. Les zones protégées, y compris les parcs nationaux, les réserves forestières et les zones de chasse, couvrent actuellement 20 % de la superficie forestière nationale. Le domaine forestier permanent appartient à l'État, bien que les droits de gestion soient transférés à des tiers pour une grande partie de cette zone forestière. En règle générale, les habitants des zones forestières conservent pleinement leurs droits d’utilisation traditionnels des ressources forestières.

Dans les zones du domaine forestier non-permanent, les terres non allouées sont principalement utilisées par les communautés locales à des fins agricoles, et l'attribution de ces terres aux communautés doit suivre des procédures formelles. Cependant, les différends relatifs à la propriété forestière et à la démarcation des frontières ont été courants dans le passé et le sont toujours aujourd'hui.

Subnational variations in risks

In several producing countries, risk levels may vary significantly across regions.

Factors to consider include in particular:

  • Geographic location (province, state, forest basin)
  • Type of forest (natural forest, plantation, concession, community forest)
  • Local pressures (agriculture, mining, infrastructure)
  • Administrative control capacity and effective law enforcement
  • Post-2020 land conversion dynamics